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Budget participatif 2023
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Le Logement d'abord

Proposé par Sara Détré Le 29 mai 2023

État

Non valable

Le projet soumis ne peut être retenu dans le cadre des Budgets participatifs montrougiens (BPM) car il engage des dépenses de fonctionnement, telles que des frais de gestions et de personnel. Seules les dépenses d’investissement peuvent être financées par l’enveloppe des BPM.

Le programme du logement d'abord présuppose que la solution la plus efficace pour sortir un sans-abri de la rue est de lui donner sans aucune condition, gratuitement un logement pour au moins un an. https://fr.wikipedia.org/wiki/Logement_d%27abord

Mêlé à un accompagnement social et psychiatrique, ce pari a permis de réduire de 72 % le nombre de sans-abris chroniques à Salt Lake City aux Etats-Unis.
Le projet a aussi été testé avec succès en Finlande, en Belgique. En France également dans des villes comme Toulouse et Marseille bien que ce fût testé à plus petite échelle.

Le Centre d'hébergement et de réinsertion sociale de Montrouge, son hébergement d'urgence pour les victimes de violences domestiques et son accompagnement social moyen montrent que la ville sait aider les sans domiciles fixes. Pour être aidés plus efficacement, les sans-abris ont cependant besoin d'être ciblés tout particulièrement, et en faisant ce pas, Montrouge s'inscrirait dans la liste des villes qui ont réussi à créer une cité où le sans-abrisme n'est plus une tragédie à laquelle les enfants apprennent à s'habituer. Et même si ce projet ne sortait définitivement de la rue qu'une poignée de personnes, il en vaudrait déjà la peine car cela sauverait la vie d'habitants et serait une expérience solidaire et humaine forte pour toute la ville.

Description

Lorsqu'elle a mis en place ce programme, Lille l'a programmé en 4 chantiers prioritaires (cf https://www.gouvernement.fr/metropole-europeenne-de-lille-un-exemple-de-mise-en-oeuvre-du-plan-logement-d-abord ):



1) L'observation sociale et l'analyse qualitative des différents visages du sans-abrisme et du mal-logement



2) La mobilisation d'une offre de logements abordables dans les parcs social et privé



3) La mise en place d'une coordination des moyens d'accompagnement personnalisé et pluridisciplinaire et des modalités d’attribution hébergement / logement, à partir notamment des actions innovantes mises en œuvre



4) La poursuite des initiatives visant l'accès aux droits et à la domiciliation des ménages vulnérables, dans le cadre de la révision du schéma départemental de la domiciliation.



A Lille, le coût annuel du programme était de 14 000 euros par tête, contre 18 000 pour une personne qui reste dehors. En effet les coûts de police, de soins, d'éboueurs, etc. font qu'un sans-abri dans la rue coûte plus cher à la communauté qu'une personne logée gratuitement. Loger les sans-abris n'est donc pas seulement un choix moral, c'est aussi rentable, ce projet d'investissement pourrait donc permettre de réduire le budget de fonctionnement de la ville.



Ce projet qui présente une certaine ambition devrait avoir une période de préparation en amont pendant laquelle des descriptions détaillées des expériences des autres communes ayant appliquées le programme pourront être obtenues, ainsi qu'auprès de la fondation Abbé Pierre (cf document ci-joint).



Le programme lillois était arrivé à ce budget avec 4 sans abris par accompagnateur. Grâce à un recours plus important au bénévolat et à des partenariats éventuels avec des associations comme la fondation de l'abbé pierre, il peut être possible de faire baisser ce budget par tête (car en Belgique il était plus faible).



L'adresse proposée ici pour le projet est indicative, car je ne connais pas l'inventaire du patrimoine de la ville et que tous les logements des anciens sans-abris ne devraient pas forcément être situés au même endroit, ce serait même peu souhaitable. Plein sud est simplement parmi les quartiers les moins chers donc ceux où le projet sera le plus soutenable financièrement.

Quels sont les atouts du projet pour les Montrougiens ?

Pour les premiers Montrougiens concernés, c'est-à-dire les sans-abris, c'est se sortir des difficultés liées aux conditions de vie dans la rue et retrouver de nouvelles opportunités sociales.

Pour les autres Montrougiens, c'est une amélioration concrète de leur cadre de vie commun, par l'allègement des difficultés collectives que représente le sans-abrisme. Une communauté qui prend soin de ses membres les plus en difficulté est une communauté où il fait mieux vivre pour tous.

Quartier

Plein Sud

Documents supplémentaires

pdfrapport-fondation-abbe-pierre.pdf2.44 Mo